À en croire les médias québécois, les immigrants ne votent pas. Êtes-vous de cet avis?
Commentaire de Moïse Mougnan Voir le profil de Moïse Mougnan

En matière de diversité, les médias canadiens mais particulièrement québécois, sont frappés d'une cécité, non seulement chronique, mais ils sont aussi atteints d'aphasie et d'aphonie chronique. Leur présentation et leur analyse des faits et des réalités concernant les immigrants, sont toujours à géométrie variable, et souvent pathétique.
Le sensationnel dans ce milieu, toujours à la recherche du sensationnel (sans pléonasme bien sûr), prime souvent sur le réel, et la méconnaissance, encore plus. À défaut de dire vrai, l'on médit, ou encore l'on cultive subrepticement et subtilement le folklorique et le ridicule, afin d'amuser la galère. Mais aussi de provoquer (peut-être involontairement) des ressentiments. L'opinion publique, ça se fabrique brique par brique.
Telle semble être la logique d'une presse, non seulement défaillante, mais surtout manquante vis-à-vis de sa propre déontologie. Une presse, victime de l'ère de la médiocrité, comme le soulignait si bien C. L. Sulzberger dans ses mémoires. C'est dire quoi, c'est dire qu'un diplôme de journalisme, ne fait pas le journaliste. C'est dire aussi, que certains journalistes ont besoin plus d'être informés bien, que d'informer mal.
D'ou l'intérêt maintenant, et surtout la nécessité absolue, d'une autre presse. Une presse alternative, une presse libre, et surtout libérée des stéréotypes, des préjugés et de la dictature de l'argent propre aux presses dominantes et condescendantes. Des presses, qui ont déjà un lectorat acquis et conquis d'avance. Même si ces influences sont faites dans une aliénation la plus incongrue, la plus biscornue, et surtout la plus saugrenue.
Une presse en somme, dont la culture, ne doit plus être limitée ou approximative comme on en constate de plus en plus, mais surtout plurielle et multidimensionnelle, afin de livrer une information digne du vrai journalisme. Une presse tout, sauf fastfood, or c'est ce que nous subissons en ce moment.
Les statistiques, sur le taux de participations aux dernières élections autant fédérales que provinciales (se référer à Statistique Canada, Élection Canada, ou Élection Québec) prouvent un désintérêt de plus en plus grandissant de l'électorat face aux urnes. Et ce désintérêt, n'a aucune coloration particulière comme semble vouloir l'affirmer certains. C'est plutôt un désaveu face au politique et à la politique.
Le droit de vote, chèrement acquis, n'interpelle plus le citoyen lambda. Les politiciens considérés à juste titre d'ailleurs comme des marchands d'illusion, n'impressionnent que ceux qui croient encore au père Noël. Le pouvoir, et l'opposition, finissent toujours par se ressembler comme les deux faces de Janus.
D'ou l'amenuisement de ferveur, à l'appel du devoir sacré. S'ajoute en plus, le choix du moment du déclenchement des élections, choix qui est toujours dicté, non par un impératif collectif, mais plutôt par un incitatif partisan, au moment de l'échéance du mandat électoral. Court-circuiter les adversaires pour le pouvoir en place, pour mieux se curer en définitif afin de se faire encenser.
Les médias, répètent à l'envi que les immigrants ne votent pas. Et pourtant, ces mêmes médias ont répété aussi à l'envi la fameuse déclaration de Jacques Parizeau sur le vote ethnique. Vote, qui a semble t-il sanctionné l'idéal souverainiste. Deux poids deux mesures diront les uns, ou volonté délibérée d'une manipulation médiatique propre aux adequistes (discours sur les accommodements raisonnables). Nous sommes tous finalement des immigrants (certains plus anciens que les autres), et les seuls de souche (jusqu'à preuve du contraire) sont les Premières Nations. Ethnique disait Parizeau. Mais nous sommes tous ethniques. Puisque ethnos en grec, ne signifie rien d'autre que peuple.
La tendance à l'heure actuelle est toujours de prendre les immigrants en otage. Pour les uns, ils sont des acquis, pour les autres des ostracisés, parce que n'adhérant pas à nos revendications. Mais ces études et affirmations ne sont basées que sur des préjugés.
Ce qui est certain, malgré l'absence d'une étude réelle sur le vote des immigrants, c'est que ces derniers ont toujours été enthousiastes de s'acquitter de leur devoir citoyen, devoir qui fait d'eux des citoyens à part entière et non pas entièrement à part.
Le sensationnel dans ce milieu, toujours à la recherche du sensationnel (sans pléonasme bien sûr), prime souvent sur le réel, et la méconnaissance, encore plus. À défaut de dire vrai, l'on médit, ou encore l'on cultive subrepticement et subtilement le folklorique et le ridicule, afin d'amuser la galère. Mais aussi de provoquer (peut-être involontairement) des ressentiments. L'opinion publique, ça se fabrique brique par brique.
Telle semble être la logique d'une presse, non seulement défaillante, mais surtout manquante vis-à-vis de sa propre déontologie. Une presse, victime de l'ère de la médiocrité, comme le soulignait si bien C. L. Sulzberger dans ses mémoires. C'est dire quoi, c'est dire qu'un diplôme de journalisme, ne fait pas le journaliste. C'est dire aussi, que certains journalistes ont besoin plus d'être informés bien, que d'informer mal.
D'ou l'intérêt maintenant, et surtout la nécessité absolue, d'une autre presse. Une presse alternative, une presse libre, et surtout libérée des stéréotypes, des préjugés et de la dictature de l'argent propre aux presses dominantes et condescendantes. Des presses, qui ont déjà un lectorat acquis et conquis d'avance. Même si ces influences sont faites dans une aliénation la plus incongrue, la plus biscornue, et surtout la plus saugrenue.
Une presse en somme, dont la culture, ne doit plus être limitée ou approximative comme on en constate de plus en plus, mais surtout plurielle et multidimensionnelle, afin de livrer une information digne du vrai journalisme. Une presse tout, sauf fastfood, or c'est ce que nous subissons en ce moment.
Les statistiques, sur le taux de participations aux dernières élections autant fédérales que provinciales (se référer à Statistique Canada, Élection Canada, ou Élection Québec) prouvent un désintérêt de plus en plus grandissant de l'électorat face aux urnes. Et ce désintérêt, n'a aucune coloration particulière comme semble vouloir l'affirmer certains. C'est plutôt un désaveu face au politique et à la politique.
Le droit de vote, chèrement acquis, n'interpelle plus le citoyen lambda. Les politiciens considérés à juste titre d'ailleurs comme des marchands d'illusion, n'impressionnent que ceux qui croient encore au père Noël. Le pouvoir, et l'opposition, finissent toujours par se ressembler comme les deux faces de Janus.
D'ou l'amenuisement de ferveur, à l'appel du devoir sacré. S'ajoute en plus, le choix du moment du déclenchement des élections, choix qui est toujours dicté, non par un impératif collectif, mais plutôt par un incitatif partisan, au moment de l'échéance du mandat électoral. Court-circuiter les adversaires pour le pouvoir en place, pour mieux se curer en définitif afin de se faire encenser.
Les médias, répètent à l'envi que les immigrants ne votent pas. Et pourtant, ces mêmes médias ont répété aussi à l'envi la fameuse déclaration de Jacques Parizeau sur le vote ethnique. Vote, qui a semble t-il sanctionné l'idéal souverainiste. Deux poids deux mesures diront les uns, ou volonté délibérée d'une manipulation médiatique propre aux adequistes (discours sur les accommodements raisonnables). Nous sommes tous finalement des immigrants (certains plus anciens que les autres), et les seuls de souche (jusqu'à preuve du contraire) sont les Premières Nations. Ethnique disait Parizeau. Mais nous sommes tous ethniques. Puisque ethnos en grec, ne signifie rien d'autre que peuple.
La tendance à l'heure actuelle est toujours de prendre les immigrants en otage. Pour les uns, ils sont des acquis, pour les autres des ostracisés, parce que n'adhérant pas à nos revendications. Mais ces études et affirmations ne sont basées que sur des préjugés.
Ce qui est certain, malgré l'absence d'une étude réelle sur le vote des immigrants, c'est que ces derniers ont toujours été enthousiastes de s'acquitter de leur devoir citoyen, devoir qui fait d'eux des citoyens à part entière et non pas entièrement à part.
Commentaire de Zénon Mazur Voir le profil de Zénon Mazur

La question est plutôt difficile car nous ne disposons pas d'aucune statistique précise. Je pense que médias émettent un tel point de vue en se fiant aux perceptions et non à la réalité. Sincèrement, il serait utile de redéfinir exactement la signification du concept «communautés culturelles».
Un Québécois, dont le nom n'est pas à consonance francophone ou anglophone, qui vit au Québec depuis plusieurs générations, fait-il partie de communautés culturelles ou non? Souvent c'est un piège et les analystes en font une mauvaise interprétation notamment en ce qui a trait à la répartition des votes et le taux de participation du scrutin.
En conclusion, il est presque impossible de répondre à cette question sans perpétuer des clichés, des légendes urbaines, qui souvent, n'ont rien à voir avec la réalité.
Un Québécois, dont le nom n'est pas à consonance francophone ou anglophone, qui vit au Québec depuis plusieurs générations, fait-il partie de communautés culturelles ou non? Souvent c'est un piège et les analystes en font une mauvaise interprétation notamment en ce qui a trait à la répartition des votes et le taux de participation du scrutin.
En conclusion, il est presque impossible de répondre à cette question sans perpétuer des clichés, des légendes urbaines, qui souvent, n'ont rien à voir avec la réalité.
Commentaire de Marjorie Théodore Voir le profil de Marjorie Théodore

En effet, les immigrants ne votent pas c'est un fait. Toutefois, selon moi, plusieurs éléments motivent ce manque d'intérêt. Certains ne se sentent pas concernés tout simplement n'ayant eu aucune information sur leurs obligations en tant que citoyen et donc, ont une méconnaissance totale de la politique canadienne et québécoise.
D'autres ayant connu des sytèmes politiques différents ou souvent politique signifie «mort d'homme», c'est donc tout à fait compréhensible qu'en terre d'acceuil que la peur manifestée par la politique perdure. Plusieurs aussi se questionnent sur l'efficacité et la volonté politique de nos politiciens face à une politique réelle d'intégration des immigrants. Sachant que cette intégration ne peut se faire sans un emploi valorisant.
N'allons surtout pas interpréter ce manque d'intérêt à l'exercice du droit de vote sur la simple base du niveau d'étude. Depuis 1967, la politique d'immigation du Canada favorise des candidats hautement scolarisés. Les immigrants ont en général un niveau d'éducation supérieur à celui des Canadiens de naissance.
Malgré ce constat, cette situation demeure et se répète d'élections en élections et s'ajoute au fait que le taux de participation même des canadiens de naissance aux élections diminue considérablement. La question qu'il faut se poser: comment augmenter l'intérêt de ces deux groupes distincts aux élections, malgré le fait que les motivations à l'exercice du droit de vote sont différentes
D'autres ayant connu des sytèmes politiques différents ou souvent politique signifie «mort d'homme», c'est donc tout à fait compréhensible qu'en terre d'acceuil que la peur manifestée par la politique perdure. Plusieurs aussi se questionnent sur l'efficacité et la volonté politique de nos politiciens face à une politique réelle d'intégration des immigrants. Sachant que cette intégration ne peut se faire sans un emploi valorisant.
N'allons surtout pas interpréter ce manque d'intérêt à l'exercice du droit de vote sur la simple base du niveau d'étude. Depuis 1967, la politique d'immigation du Canada favorise des candidats hautement scolarisés. Les immigrants ont en général un niveau d'éducation supérieur à celui des Canadiens de naissance.
Malgré ce constat, cette situation demeure et se répète d'élections en élections et s'ajoute au fait que le taux de participation même des canadiens de naissance aux élections diminue considérablement. La question qu'il faut se poser: comment augmenter l'intérêt de ces deux groupes distincts aux élections, malgré le fait que les motivations à l'exercice du droit de vote sont différentes
Commentaire de May Chiu Voir le profil de May Chiu

Oui, je suis d'accord que les immigrantes votent moins que leurs concitoyennes, dit-on, «de souche», mais il faut situer ce fait dans le contexte de la marginalisation et la discrimination.
Le fait que les nouveaux immigrants doivent attendre trois mois après leur arrivée au pays pour pouvoir bénéficier gratuitement des soins de santé et des services sociaux, aussi à l'aide sociale contribue à envoyer envoie un mauvais message qui serait nul autre que les immigrantes et les autres Québécois ne sont pas égaux.
Ensuite, la discrimination vécue par bon nombre d'immigrantes dans les domaines du travail, de logement, d'accès aux services publics, etc. pousse certains d'entre eux à se considérer commes des marginaux de la société et développent même une attitude cynique envers le système.
Je pense qu'une question beaucoup plus interessante et pertinente mérite d'être posée: Qu'est-ce les pouvoirs publics font pour encourager les immigrantes à participer au processus électoral ?
Le fait que les nouveaux immigrants doivent attendre trois mois après leur arrivée au pays pour pouvoir bénéficier gratuitement des soins de santé et des services sociaux, aussi à l'aide sociale contribue à envoyer envoie un mauvais message qui serait nul autre que les immigrantes et les autres Québécois ne sont pas égaux.
Ensuite, la discrimination vécue par bon nombre d'immigrantes dans les domaines du travail, de logement, d'accès aux services publics, etc. pousse certains d'entre eux à se considérer commes des marginaux de la société et développent même une attitude cynique envers le système.
Je pense qu'une question beaucoup plus interessante et pertinente mérite d'être posée: Qu'est-ce les pouvoirs publics font pour encourager les immigrantes à participer au processus électoral ?
Commentaire de Julie Dufresne Voir le profil de Julie Dufresne

Je ne peux m'empêcher de sourire lorsque je réfléchis à la question du blogue de cette semaine. Je souris car je pense aux propos tenus par un certain Jacques Parizeau, un certain soir de référendum, qui avait alors clamé haut et fort devant les médias réunis qu'il avait perdu le référendum à cause du vote ethnique.
Je pense également à la dernière élection américaine qui a mobilisé le vote des immigrants et des différentes communautés ethniques comme jamais auparavant alors que, pour la première fois de son histoire, les Américains s'apprêtaient à élire leur premier président non-blanc à la Maison Blanche
Je ne tente pas de dire que les médias ont tout faux, au contraire. Ils mentionnent que les immigrants ne votent pas et ils ont sûrement raison. Certes, on peut expliquer que les immigrants votent moins que les natifs, car certains n'ont pas confiance envers le système démocratique.
D'autres ne se sentent pas concernés ou encore désirent contester. Certains ne s'identifient pas aux choix politique et décident de ne pas voter pour exprimer le fait qu'il y ait très peu d'alternatives.
Une partie de la population, incluant les immigrants, a compris que les partis qui prennent le pouvoir sont ceux qui se maintiennent le plus près possible du centre, ni trop à droite, ni trop à gauche. Pour certains, les partis deviennent donc interchangeables.
Également, j'imagine que l'immigrant qui décide de quitter son pays natal veut améliorer sa qualité de vie et qu'une certaine stabilité devient dès lors un objectif souhaitable.
À cet effet, on peut concevoir qu'un immigrant qui a été accueilli par le gouvernement fédéral éprouve une certaine insécurité face à la séparation du Québec, par exemple.
Je crois donc que, traditionnellement, les immigrants votent moins que les natifs mais lorsqu'ils se sentent concernés ils réussissent à se mobiliser et à aller voter.
Je pense également à la dernière élection américaine qui a mobilisé le vote des immigrants et des différentes communautés ethniques comme jamais auparavant alors que, pour la première fois de son histoire, les Américains s'apprêtaient à élire leur premier président non-blanc à la Maison Blanche
Je ne tente pas de dire que les médias ont tout faux, au contraire. Ils mentionnent que les immigrants ne votent pas et ils ont sûrement raison. Certes, on peut expliquer que les immigrants votent moins que les natifs, car certains n'ont pas confiance envers le système démocratique.
D'autres ne se sentent pas concernés ou encore désirent contester. Certains ne s'identifient pas aux choix politique et décident de ne pas voter pour exprimer le fait qu'il y ait très peu d'alternatives.
Une partie de la population, incluant les immigrants, a compris que les partis qui prennent le pouvoir sont ceux qui se maintiennent le plus près possible du centre, ni trop à droite, ni trop à gauche. Pour certains, les partis deviennent donc interchangeables.
Également, j'imagine que l'immigrant qui décide de quitter son pays natal veut améliorer sa qualité de vie et qu'une certaine stabilité devient dès lors un objectif souhaitable.
À cet effet, on peut concevoir qu'un immigrant qui a été accueilli par le gouvernement fédéral éprouve une certaine insécurité face à la séparation du Québec, par exemple.
Je crois donc que, traditionnellement, les immigrants votent moins que les natifs mais lorsqu'ils se sentent concernés ils réussissent à se mobiliser et à aller voter.
Commentaire de Shan Chetty Voir le profil de Shan Chetty

Je ne suis pas d'accord avec cette affirmation. Premièrement, si on dit dans les médias que les immigrants ne votent pas, est-ce qu'on tient compte du fait que ce ne sont pas tous les immigrants qui ont le droit de vote? L'obtention de la citoyenneté est souvent un moment marquant dans la vie d'un immigrant. En fait, j'en connais plusieurs qui prennent une grande fierté à aller voter pour la première fois.
Par contre, il est vrai que les immigrants se sentent bouleversés lorsqu'ils arrivent dans un nouveau pays et qu'ils ne comprennent pas tous les sujets qui sont débattus lors des campagnes électorales. Par exemple, lorsqu'il est question du débat sur la souveraineté du Québec, il s'agit d'une lutte dont les racines remontent à l'ère coloniale. Les nouveaux arrivants au Québec se retrouvent comme une tierce partie dans cette lutte entre deux camps bien définis. Certains préfèrent, peut-être, s'abstenir de voter au lieu de se prononcer sur un sujet par lequel ils se sentent peu concernés.
Personnellement, je crois que les immigrants doivent non seulement voter, mais s'impliquer davantage dans la politique. Comme nous l'avons vu dernièrement aux États-Unis avec l'élection du Président Obama, les communautés culturelles votent en grand nombre lorsque un des leurs se présente comme candidat. Étant d'origine indienne, je trouve que ma communauté est très bien représentée au niveau fédéral. Il y a actuellement 8 députés d'origine indienne qui siègent au Parlement canadien.
S'il y a des efforts à faire pour encourager les gens à voter, je ne crois pas qu'on devrait se limiter aux communautés culturelles. Les statistiques démontrent que le taux de vote aux élections est en déclin constant depuis au moins une trentaine d'années. Il est dommage que de plus en plus de personnes développent une attitude d'indifférence vis-à-vis du processus électoral. Je suis d'avis que tous les citoyens (peu importe leurs origines) doivent exercer leur droit de vote et apprécier le fait de vivre dans une société démocratique.
Par contre, il est vrai que les immigrants se sentent bouleversés lorsqu'ils arrivent dans un nouveau pays et qu'ils ne comprennent pas tous les sujets qui sont débattus lors des campagnes électorales. Par exemple, lorsqu'il est question du débat sur la souveraineté du Québec, il s'agit d'une lutte dont les racines remontent à l'ère coloniale. Les nouveaux arrivants au Québec se retrouvent comme une tierce partie dans cette lutte entre deux camps bien définis. Certains préfèrent, peut-être, s'abstenir de voter au lieu de se prononcer sur un sujet par lequel ils se sentent peu concernés.
Personnellement, je crois que les immigrants doivent non seulement voter, mais s'impliquer davantage dans la politique. Comme nous l'avons vu dernièrement aux États-Unis avec l'élection du Président Obama, les communautés culturelles votent en grand nombre lorsque un des leurs se présente comme candidat. Étant d'origine indienne, je trouve que ma communauté est très bien représentée au niveau fédéral. Il y a actuellement 8 députés d'origine indienne qui siègent au Parlement canadien.
S'il y a des efforts à faire pour encourager les gens à voter, je ne crois pas qu'on devrait se limiter aux communautés culturelles. Les statistiques démontrent que le taux de vote aux élections est en déclin constant depuis au moins une trentaine d'années. Il est dommage que de plus en plus de personnes développent une attitude d'indifférence vis-à-vis du processus électoral. Je suis d'avis que tous les citoyens (peu importe leurs origines) doivent exercer leur droit de vote et apprécier le fait de vivre dans une société démocratique.
Commentaire de Yasmine Alloul Voir le profil de Yasmine Alloul

Je suis tout à fait de cet avis avec preuve à l'appui. De toute façon, c'est très facile de le constater et ce n'est pas qu'une rumeur puisque les statistiques le prouvent. Pour ma part, ayant travaillé bénévolement dans plusieurs campagnes électorales fédérales, provinciales et municipales, je peux vous garantir que, pour une fois, les médias ont tout à fait raison.
Lorsque l'on fait du pointage dans une élection (appeler les électeurs pour déterminer s'ils vont voter et si oui pour qui), on catégorise également les électeurs (s'ils sont arabes, latinos, chinois, etc.). Cette procédure est utilisée par plusieurs partis politiques afin de faire appeler des gens d'une même communauté (exemple, si un arabe appelle un arabe, il aura plus de chances de lui faire confiance et de voter pour le candidat).
De plus, ça permet aux partis politiques de savoir quels sont les électeurs qui leur sont favorables, qui votent et sur qui ils peuvent compter. Le jour des élections, le DGE nous remet la feuille de pointage afin de savoir qui a voté (sans savoir pour qui). Pour ceux qui ont fait un bon pointage, cela permet de voir qui a dit qu'il irait voter et qui est allé voter (pour ne pas l'appeller et lui rappeler de voter).
Dans toutes les élections auxquelles j'ai participé, sans exception, la majorité des membres des communautés culturelles identifiés lors du pointage, ne sont pas allé voter et c'est encore pire si on parle des élections municipales.
Par contre, si on sépare les communautés, certaines sont très bien organisés et font leur devoir de citoyen et vont voter (par exemple les communautés juives et italiennes sont de très bons exemples de participation civiques et ne devraient pas être inclus dans cette affirmation).
Pour d'autres communautés, l'intérêt à la politique québécoise et canadienne s'est très peu manifestée et ils ne voient pas encore les avantages d'aller voter. Souvent, ces communautés ont perdu confiance dans le système politique de leur pays d'origine et ils ne voient rien de différent avec la politique d'ici.
D'autres, ne s'approprient pas la politique canadienne et québécoise et ne se sentent pas du tout concernés (surtout quand on parle de la poltique municipale). Ils laissent la politique aux Québecois, ne se sentant pas Québécois eux-mêmes. De plus, le manque de représentativité des membres des communautés culturelles dans les sphères poltiques, incitent ces gens à ne pas s'identifier et à ne pas s'impliquer. Si on regarde le nombre de conseiller municipaux issus des communautés culturelles à Montréal versus la proportion d'électeurs ayant d'autres origines que québecoises, il y a de quoi se poser des questions.
Il est à noter, que c'est très différent dans l'Ouest canadien, où il y a déjà eu un premier ministre d'origine indienne et où le port du turban à la chambre des députés n'est pas à l'ordre du jour. Cela prendra du temps avant que les choses soient ainsi chez nous au Québec?
Lorsque l'on fait du pointage dans une élection (appeler les électeurs pour déterminer s'ils vont voter et si oui pour qui), on catégorise également les électeurs (s'ils sont arabes, latinos, chinois, etc.). Cette procédure est utilisée par plusieurs partis politiques afin de faire appeler des gens d'une même communauté (exemple, si un arabe appelle un arabe, il aura plus de chances de lui faire confiance et de voter pour le candidat).
De plus, ça permet aux partis politiques de savoir quels sont les électeurs qui leur sont favorables, qui votent et sur qui ils peuvent compter. Le jour des élections, le DGE nous remet la feuille de pointage afin de savoir qui a voté (sans savoir pour qui). Pour ceux qui ont fait un bon pointage, cela permet de voir qui a dit qu'il irait voter et qui est allé voter (pour ne pas l'appeller et lui rappeler de voter).
Dans toutes les élections auxquelles j'ai participé, sans exception, la majorité des membres des communautés culturelles identifiés lors du pointage, ne sont pas allé voter et c'est encore pire si on parle des élections municipales.
Par contre, si on sépare les communautés, certaines sont très bien organisés et font leur devoir de citoyen et vont voter (par exemple les communautés juives et italiennes sont de très bons exemples de participation civiques et ne devraient pas être inclus dans cette affirmation).
Pour d'autres communautés, l'intérêt à la politique québécoise et canadienne s'est très peu manifestée et ils ne voient pas encore les avantages d'aller voter. Souvent, ces communautés ont perdu confiance dans le système politique de leur pays d'origine et ils ne voient rien de différent avec la politique d'ici.
D'autres, ne s'approprient pas la politique canadienne et québécoise et ne se sentent pas du tout concernés (surtout quand on parle de la poltique municipale). Ils laissent la politique aux Québecois, ne se sentant pas Québécois eux-mêmes. De plus, le manque de représentativité des membres des communautés culturelles dans les sphères poltiques, incitent ces gens à ne pas s'identifier et à ne pas s'impliquer. Si on regarde le nombre de conseiller municipaux issus des communautés culturelles à Montréal versus la proportion d'électeurs ayant d'autres origines que québecoises, il y a de quoi se poser des questions.
Il est à noter, que c'est très différent dans l'Ouest canadien, où il y a déjà eu un premier ministre d'origine indienne et où le port du turban à la chambre des députés n'est pas à l'ordre du jour. Cela prendra du temps avant que les choses soient ainsi chez nous au Québec?


















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