Rencontre historique à Ottawa entre deux chefs d'États noirs d'Amérique du Nord: Barack Obama (USA) et Michaëlle Jean (Canada). Un message fort, un bon momentum pour la diversité, selon vous?
Commentaire de Shan Chetty Voir le profil de Shan Chetty

La rencontre entre le Président américain Barack Obama et la Gouverneure générale Michaëlle Jean était certainement un événement historique, à la fois pour le Canada et pour les États-Unis. Je ne suis pas expert en politique, mais je ne crois même pas qu'il y ait eu des ambassadeurs noirs qui ont représenté l'un ou l'autre de ces pays. Ceci étant dit, toutes les rencontres du Président Obama pourront être qualifiées d'historiques par le simple fait qu'il est le premier Président noir. Il va de soi que ses rencontres seront également examinées sous une loupe.
Par ailleurs, certaines personnes ont critiqué le fait que la Gouverneure générale ait soulevé le point de la pauvreté dans son pays natal d'Haïti. Bien que je soutienne entièrement la cause de combattre la pauvreté en Haïti (comme partout dans le monde), je suis d'avis que ce n'était peut-être pas l'occasion pour aborder ce sujet. Il s'agissait d'une rencontre officielle entre les chefs d'État et l'agenda aurait dû se tenir aux sujets qui sont d'intérêt commun aux deux pays, tels l'économie, l'environnement et la guerre en Afghanistan. Pourrait-on s'imaginer un Gouverneur général d'origine tamoule qui prend parti pour les Tigres Tamouls ou un Gouverneur général bouddhiste qui prône la cause d'un Tibet indépendant? Bien qu'ils puissent avoir des causes qui les tiennent à coeur, les chefs d'État ne doivent jamais oublier les populations qu'ils représentent.
Pour ce qui est de l'élan que cette rencontre peut donner à la diversité, les effets ne seront pas palpables immédiatement. Toutefois, il est clair qu'un tel événement contribue à sensibiliser le public au phénomène croissant de la diversité. Le fait que ces deux personnes aient pu atteindre les postes prestigieux qu'ils occupent aujourd'hui est la preuve qu'il est possible de réussir aux États-Unis ou au Canada peu importe ses origines.
Par ailleurs, certaines personnes ont critiqué le fait que la Gouverneure générale ait soulevé le point de la pauvreté dans son pays natal d'Haïti. Bien que je soutienne entièrement la cause de combattre la pauvreté en Haïti (comme partout dans le monde), je suis d'avis que ce n'était peut-être pas l'occasion pour aborder ce sujet. Il s'agissait d'une rencontre officielle entre les chefs d'État et l'agenda aurait dû se tenir aux sujets qui sont d'intérêt commun aux deux pays, tels l'économie, l'environnement et la guerre en Afghanistan. Pourrait-on s'imaginer un Gouverneur général d'origine tamoule qui prend parti pour les Tigres Tamouls ou un Gouverneur général bouddhiste qui prône la cause d'un Tibet indépendant? Bien qu'ils puissent avoir des causes qui les tiennent à coeur, les chefs d'État ne doivent jamais oublier les populations qu'ils représentent.
Pour ce qui est de l'élan que cette rencontre peut donner à la diversité, les effets ne seront pas palpables immédiatement. Toutefois, il est clair qu'un tel événement contribue à sensibiliser le public au phénomène croissant de la diversité. Le fait que ces deux personnes aient pu atteindre les postes prestigieux qu'ils occupent aujourd'hui est la preuve qu'il est possible de réussir aux États-Unis ou au Canada peu importe ses origines.
Commentaire de Marjorie Théodore Voir le profil de Marjorie Théodore

Deux personnes aux destinées semblables. Qui aurait cru pour Michaëlle Jean, il y a de cela cinq ans ? Qui aurait cru pour Barack Obama, il y a de cela cinq ans? Ils sont cultivés, bien formés, bien éduqués et ont une grande ouverture sur le monde. Physiquement, intellectuellement élégants, et par dessus tout, ils ont pu démontrer qu'ils pouvaient se transcender et se concentrer sur l'essentiel. Ces deux personnages pour moi évoluent là où volent les aigles.
Le mythe des Noirs incapables a été démoli. C'est de bonne augure parce qu'il y a toute une génération, surtout aux États-Unis, où des jeunes, toutes ethnies confondues, ont brisé des barrières aux yeux du monde entier. Jamais dans l'histoire de l'humanité on a vu un chef d'État aussi rassembleur.
Pour notre société avide d'espoir de toutes sortes, quel beau symbole cette alliance de la persévérance, du courage, de la modestie et de l'ouverture à l'autre de façon inconditionnelle!
En voyant Michaëlle Jean marcher côte à côte avec Barack Obama, j'ai hoché la tête avec satisfaction; le message est définitivement lancé: une société ne peut se construire, ni évoluer, si elle n'utilise toutes ses ressources.
Le mythe des Noirs incapables a été démoli. C'est de bonne augure parce qu'il y a toute une génération, surtout aux États-Unis, où des jeunes, toutes ethnies confondues, ont brisé des barrières aux yeux du monde entier. Jamais dans l'histoire de l'humanité on a vu un chef d'État aussi rassembleur.
Pour notre société avide d'espoir de toutes sortes, quel beau symbole cette alliance de la persévérance, du courage, de la modestie et de l'ouverture à l'autre de façon inconditionnelle!
En voyant Michaëlle Jean marcher côte à côte avec Barack Obama, j'ai hoché la tête avec satisfaction; le message est définitivement lancé: une société ne peut se construire, ni évoluer, si elle n'utilise toutes ses ressources.
Commentaire de Yasmine Alloul Voir le profil de Yasmine Alloul

Selon moi, le message serait fort s'il avait été médiatisé, mis en importance ou diffusé largement. Comment peut-on parler de rencontre historique en sachant que Michaëlle Jean n'a aucun pouvoir ou aucune influence sur le monde politque, l'économie ou la legislation?
Il est vrai que c'est un bon début de voir que des gens issus de différents milieux, provenant d'origines culturelles diverses se retrouvent à des sphères qui auparavant étaient innaccessibles. Mais, on est loin de la coupe aux lèvres.
La diversité sera présente quand les cabinets ministériels représenteront la population multiethnique Dans le cabinet de Stephen Harper : aucun Noir, aucun Musulman, aucun né ailleurs, seulement deux ou trois avec des origines étrangères. À peine 10 % de diversité comparativement au cabinet de Barack Obama où l'on retrouve plus de la moitié de son cabinet avec d'autres origines que "blanche anglophone".
Je dirais plutôt que c'est un moment d'espoir de voir que les choses peuvent changer, que tout est possible et qu'il y aura probablement du changement dans les années à venir. Par contre, pour cela, il faut que les minorités se lèvent et travaillent fort. Lorsque les électeurs issus des minorités ethnoculturelles ne vont pas voter (les statistiques démontrent qu'ils sont moins de 50% à le faire), comment pouvons-nous nous plaindre de ne pas retrouver de diversité au sein de nos gouvernements.
N'attendons pas d'avoir un candidat noir à la chefferie de l'État pour que les Noirs aillent voter (comme l'on fait les Américains). Il faut faire entendre nos voix dès que l'occasion se présente. Les décisions se passent autant sinon même plus autour des chefs d'États. Assurons-nous que la diversité se fasse et transcende tous les paliers de gouvernement et les institutions! À ce moment là, nous pourrons parler de changement historique.
Il est vrai que c'est un bon début de voir que des gens issus de différents milieux, provenant d'origines culturelles diverses se retrouvent à des sphères qui auparavant étaient innaccessibles. Mais, on est loin de la coupe aux lèvres.
La diversité sera présente quand les cabinets ministériels représenteront la population multiethnique Dans le cabinet de Stephen Harper : aucun Noir, aucun Musulman, aucun né ailleurs, seulement deux ou trois avec des origines étrangères. À peine 10 % de diversité comparativement au cabinet de Barack Obama où l'on retrouve plus de la moitié de son cabinet avec d'autres origines que "blanche anglophone".
Je dirais plutôt que c'est un moment d'espoir de voir que les choses peuvent changer, que tout est possible et qu'il y aura probablement du changement dans les années à venir. Par contre, pour cela, il faut que les minorités se lèvent et travaillent fort. Lorsque les électeurs issus des minorités ethnoculturelles ne vont pas voter (les statistiques démontrent qu'ils sont moins de 50% à le faire), comment pouvons-nous nous plaindre de ne pas retrouver de diversité au sein de nos gouvernements.
N'attendons pas d'avoir un candidat noir à la chefferie de l'État pour que les Noirs aillent voter (comme l'on fait les Américains). Il faut faire entendre nos voix dès que l'occasion se présente. Les décisions se passent autant sinon même plus autour des chefs d'États. Assurons-nous que la diversité se fasse et transcende tous les paliers de gouvernement et les institutions! À ce moment là, nous pourrons parler de changement historique.
Commentaire de Zénon Mazur Voir le profil de Zénon Mazur

La rencontre historique entre les deux chefs d'État (Barack Obama et Michaëlle Jean) fut encore une fois la preuve d'absurdité de notre système archaïque est absolument désuet.
D'un coté, nous avons l'homme le plus puissant du monde, et de l'autre coté, quelqu'un doté d'une fonction représentative sans pouvoir réel.
Le meilleur exemple est la notion de temps consacré à la rencontre entre Barak Obama et Michaëlle Jean. Le vrai pouvoir est entre les mains des gens démocratiquement élus et non des personnes nommées par le pouvoir de façon absolument arbitraire.
D'un coté, nous avons l'homme le plus puissant du monde, et de l'autre coté, quelqu'un doté d'une fonction représentative sans pouvoir réel.
Le meilleur exemple est la notion de temps consacré à la rencontre entre Barak Obama et Michaëlle Jean. Le vrai pouvoir est entre les mains des gens démocratiquement élus et non des personnes nommées par le pouvoir de façon absolument arbitraire.
Commentaire de May Chiu Voir le profil de May Chiu

Dans la conjoncture, nous avons besoin des symboles, et l'image des deux personnalités noires ensemble (Obama et Jean) nous donne de l'espoir. Par contre, il faut se souvenir que si nous sommes contents de rester au niveau des symboles, nous allons décevoir tous nos ancêtres, nos compatriotes, et nos camarades qui ont lutté et qui continuent de lutter pour un monde meilleur.
Les féministes n'ont pas fêté l'époque de Margaret Thatcher, qui a installé un gouvernement anti-femme. Alberto Gonzales, d'origine mexicaine, ancien Procureur général des États-Unis, a défendu la torture. Condoleezza Rice a aidé la création et l'implémentation des mesures de guerre qui ont affecté des milliers des gens sur la planète.
Avec tout le respect que je dois à Michaelle Jean, on ne doit absolument pas oublier que l'office du gouverneur général symbolise en même temps un pays colonisateur(l'Angleterre), qui a contribué à la mort des millions de gens dans divers pays du Tiers-monde ainsi que chez les peuples autochtones en Amérique.
Il nous reste à voir si Obama pourrait mettre fin à l'impérialisme américain, ainsi d'établir la justice sociale aux États-Unis. Moi, je n'ai pas confiance dans le symbolisme, et je vais continuer de lutter et c'est la réalité que je veux voir.
Les féministes n'ont pas fêté l'époque de Margaret Thatcher, qui a installé un gouvernement anti-femme. Alberto Gonzales, d'origine mexicaine, ancien Procureur général des États-Unis, a défendu la torture. Condoleezza Rice a aidé la création et l'implémentation des mesures de guerre qui ont affecté des milliers des gens sur la planète.
Avec tout le respect que je dois à Michaelle Jean, on ne doit absolument pas oublier que l'office du gouverneur général symbolise en même temps un pays colonisateur(l'Angleterre), qui a contribué à la mort des millions de gens dans divers pays du Tiers-monde ainsi que chez les peuples autochtones en Amérique.
Il nous reste à voir si Obama pourrait mettre fin à l'impérialisme américain, ainsi d'établir la justice sociale aux États-Unis. Moi, je n'ai pas confiance dans le symbolisme, et je vais continuer de lutter et c'est la réalité que je veux voir.
Commentaire de Moïse Mougnan Voir le profil de Moïse Mougnan

La rencontre entre Michaëlle Jean et Barack Hussein Obama dans la capitale canadienne ce jour glacial du 19 février, rentre désormais dans le cadre des événements, qui feront date dans l'histoire. Barack Obama et Michaëlle Jean se sont apprivoisés, il est sûr et certain qu'il ne pourra jamais oublié que le premier chef d'État qu'il a rencontré est la gouverneure générale du Canada. Le courant semble passé. Très bien même d'ailleurs. On comprend pourquoi une presse à sensation cherche à savoir qu'est ce que les deux chefs d'État se sont dit finalement entre eux, pour que le courant passe si bien..
Les deux chefs d'État, n'oublions pas de le souligner, sont les dignes héritiers de Jean-Jacques Dessalines. Premier président haïtien, l'homme qui a été le fondateur de la première république noire en janvier 1804, fut aussi le premier chef d'état noir, non seulement en Amérique du Nord, mais aussi le premier noir chef d'état de l'hémisphère occidental. L'histoire était déjà là, et le chemin déjà tracé.
C'est donc le meilleur exemple que l'Amérique du nord, vient de donner au monde en ayant à sa gouverne deux personnalités d'origines africaines.
Alors qu'en Europe, ou les Noirs sont toujours relégués dans des rôles folkloriques, ou encore ne sont là que pour inaugurer les chrysanthèmes ou orner les décors, le Canda et les États-Unis ont à leur tête deux personnalités noires. Des personnalités autant fortes, que convaincantes.
Alors qu'en Europe, ou la nomination d'un Noir même dans un rôle purement esthétique ou figuratif fait les manchettes (on retrouve certes les Noirs dans le musical ou le sportif, en dehors de cela...niet comme disent nos frères russes), on ne s'étonne guère ici en Amérique du Nord de voir des personnalités noires accéder au sommet des hiérarchies.
Il suffit de se rappeler les visages d'André Young (ancien maire d'Atlanta et ancien représentant des États-Unis aux Nations unies), de Suzanne ( aussi Rice ,ancienne sous-secrétaire d'état et actuellement ambassadrice des États-Unis aux Nations unies) et de Condoleezza Rice (ancienne secrétaire d'état sous l'administration Bush fils), de Colin Powell (ancien secrétaire d'État sous Bush fils en 2000) ou d'Oprah Winfrey (la vedette incontestée des médias américains) pour comprendre le décalage qui existe entre la vieille Europe impériale et l'Amérique du nord.
Alors qu'on n'est plus surpris aujourd'hui de voir en Amérique du Nord (principalement aux États-Unis) des noirs diriger de grandes entreprises, des banques ou encore forts représentés dans l'économique, le politique, le culturel ou l'éducatif, la nomination en France de Ramatoulaye Yade dévient un événement. Tout comme de voir en 2006 Harry Roselmack le premier noir à présenter le journal (le fameux 20 heures incarné par Patrick Poivre d'Arvor) de TFI. Ou encore d'Elizabeth Tchoungui.
Les Martiniquais, les Guadeloupéens, les Guyanais, les Tahitiens, les Calédoniens, les Mahorais ou les Réunionnais, qui sont pourtant Français, sont véritablement sous représentés dans les postes de responsabilité. On ne peut que mieux comprendre la colère des Guadeloupéens, qui fait remonter aujourd'hui en surface la question coloniale, mais surtout la question raciale d'une France compartimentée.
Mais cela, n'est pas seulement le propre de la France. La Grande Bretagne, l'Italie, la Belgique, le Portugal ou l'Espagne pour n'en citer que ceux là, détiennent le triste record du non intégration de leur citoyen d'ascendance africaine.
N'en parlons même pas des pays arabes, qui sont les champions incontestables et incontestés d'un racisme qui ne dit pas son nom. Un racisme impitoyable mais toujours sournois, dont l'islam sert de camoufler égalitaire. Il en est de même de l'Australie et de la Nouvelle Zélande, trop éloignés pour que les médias s'en émeuvent.
L'élection de Barack Hussein Obama (une véritable révolution), ou la nomination de Michaëlle Jean comme chef d'état du Canada, ne peuvent donc que servir de lampadaire à tous ces pays qui ont relégué leurs ressortissants noirs au second rang. Des citoyens de seconde zone comme on le dit. Des citoyens pourtant qualifiés et qualifiables.
C'est dire combien c'était émouvant de voir Michaëlle Jean, chef d'état du Canada d'origine Haïtienne, accueillir Barack Hussein Obama chef d'état américain d'origine kényane. C'est la victoire de la diversité sur l'ignorance. La victoire de l'intelligence sur les préjugés. La victoire de l'espoir sur le désespoir.
Michaëlle Jean (qui a le sens de l'histoire), a tenu à attirer l'attention de son collègue sur la situation de son pays d'origine : Haïti. C'est d'ailleurs le meilleur service, que cette dernière a rendu au pays de ses ancêtres.
Les deux chefs d'État, n'oublions pas de le souligner, sont les dignes héritiers de Jean-Jacques Dessalines. Premier président haïtien, l'homme qui a été le fondateur de la première république noire en janvier 1804, fut aussi le premier chef d'état noir, non seulement en Amérique du Nord, mais aussi le premier noir chef d'état de l'hémisphère occidental. L'histoire était déjà là, et le chemin déjà tracé.
C'est donc le meilleur exemple que l'Amérique du nord, vient de donner au monde en ayant à sa gouverne deux personnalités d'origines africaines.
Alors qu'en Europe, ou les Noirs sont toujours relégués dans des rôles folkloriques, ou encore ne sont là que pour inaugurer les chrysanthèmes ou orner les décors, le Canda et les États-Unis ont à leur tête deux personnalités noires. Des personnalités autant fortes, que convaincantes.
Alors qu'en Europe, ou la nomination d'un Noir même dans un rôle purement esthétique ou figuratif fait les manchettes (on retrouve certes les Noirs dans le musical ou le sportif, en dehors de cela...niet comme disent nos frères russes), on ne s'étonne guère ici en Amérique du Nord de voir des personnalités noires accéder au sommet des hiérarchies.
Il suffit de se rappeler les visages d'André Young (ancien maire d'Atlanta et ancien représentant des États-Unis aux Nations unies), de Suzanne ( aussi Rice ,ancienne sous-secrétaire d'état et actuellement ambassadrice des États-Unis aux Nations unies) et de Condoleezza Rice (ancienne secrétaire d'état sous l'administration Bush fils), de Colin Powell (ancien secrétaire d'État sous Bush fils en 2000) ou d'Oprah Winfrey (la vedette incontestée des médias américains) pour comprendre le décalage qui existe entre la vieille Europe impériale et l'Amérique du nord.
Alors qu'on n'est plus surpris aujourd'hui de voir en Amérique du Nord (principalement aux États-Unis) des noirs diriger de grandes entreprises, des banques ou encore forts représentés dans l'économique, le politique, le culturel ou l'éducatif, la nomination en France de Ramatoulaye Yade dévient un événement. Tout comme de voir en 2006 Harry Roselmack le premier noir à présenter le journal (le fameux 20 heures incarné par Patrick Poivre d'Arvor) de TFI. Ou encore d'Elizabeth Tchoungui.
Les Martiniquais, les Guadeloupéens, les Guyanais, les Tahitiens, les Calédoniens, les Mahorais ou les Réunionnais, qui sont pourtant Français, sont véritablement sous représentés dans les postes de responsabilité. On ne peut que mieux comprendre la colère des Guadeloupéens, qui fait remonter aujourd'hui en surface la question coloniale, mais surtout la question raciale d'une France compartimentée.
Mais cela, n'est pas seulement le propre de la France. La Grande Bretagne, l'Italie, la Belgique, le Portugal ou l'Espagne pour n'en citer que ceux là, détiennent le triste record du non intégration de leur citoyen d'ascendance africaine.
N'en parlons même pas des pays arabes, qui sont les champions incontestables et incontestés d'un racisme qui ne dit pas son nom. Un racisme impitoyable mais toujours sournois, dont l'islam sert de camoufler égalitaire. Il en est de même de l'Australie et de la Nouvelle Zélande, trop éloignés pour que les médias s'en émeuvent.
L'élection de Barack Hussein Obama (une véritable révolution), ou la nomination de Michaëlle Jean comme chef d'état du Canada, ne peuvent donc que servir de lampadaire à tous ces pays qui ont relégué leurs ressortissants noirs au second rang. Des citoyens de seconde zone comme on le dit. Des citoyens pourtant qualifiés et qualifiables.
C'est dire combien c'était émouvant de voir Michaëlle Jean, chef d'état du Canada d'origine Haïtienne, accueillir Barack Hussein Obama chef d'état américain d'origine kényane. C'est la victoire de la diversité sur l'ignorance. La victoire de l'intelligence sur les préjugés. La victoire de l'espoir sur le désespoir.
Michaëlle Jean (qui a le sens de l'histoire), a tenu à attirer l'attention de son collègue sur la situation de son pays d'origine : Haïti. C'est d'ailleurs le meilleur service, que cette dernière a rendu au pays de ses ancêtres.


















Commentaires
À dire vrai, je partage les commentaires de Zénon, de Shan et de Yasmine. Mais il faut aussi se mettre dans la peau de Fabienne et de Marjorie. Car les personnes de couleur noire ont toujours été victimisées pendant des siècles. Citer
Salut Geneviève. Je ne suis pas responsable du forum mais je pense qu'on doit réagir soit à un article proposé, soit aux commentaires des principaux blogueurs ou encore aux réactions des autres participants.
Quant à la frequence des sujets, c'est la rédaction de MM qui décide! Citer
Je pense sincèrement que ce fort message, la rencontre d'Obama et Michäelle, est un pas de plus dans la lutte de la non-discrimination, le non-racisme.
Je souhaite de tout coeur que le monde entier soit en mesure de recevoir ce grand et fort message de diversité.
Que la paix règne sur la terre entière. Citer
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