
Pour éviter un telle catastrophe
«Pour apprécier la dimension positive de la diversité, il faut absolument ce corollaire de la diversité culturelle, qui est le dialogue interculturel», a plaidé Frédéric Sampson, de passage à Montréal, lors d'une entrevue exclusive accordée à l'Agence de presse «Média Mosaïque».
Invité à préciser le fil de sa pensée, M. Sampson explique qu'il s'agit d'une «stratégie raisonnée de la part des décideurs publics pour promouvoir l’ouverture vers l’autre, une meilleure compréhension de l’autre, une meilleure volonté aussi de partager, de se rencontrer afin que la diversité culturelle devienne véritablement le moteur d’un vivre ensemble.»
À son avis, cette façon de faire constitue le seul biais à même de nous permettre de «retrouver notre commune humanité dans notre diversité et non pas uniquement tous ces petits drapeaux de nos particularismes, de nos identités renfermées sur elles-mêmes qui ne peuvent que produire à terme que du désintérêt, de l’intolérance, voire des conflits plus ou moins violents».
L'UNESCO donneuse de leçons aux États?
Fort de son «Rapport mondial de l’UNESCO sur la diversité culturelle» qui s’intitule «Investir dans la diversité culturelle et le dialogue interculturels», le coordinateur éditorial et de la recherche dudit document évite cependant de distribuer des notes aux États.
Rendu public en 2010 et rédigé après trois longues années de recherches, ce Rapport, loin de vouloir donner des leçons, fait plutôt l'étalage des valeurs, des potentialités ou des richesses de la diversité tout en alertant les États sur le risque qu'ils encourent en utilisant à mauvais escient une telle ressource.
À son avis, «il revient aux États de trouver leurs propres solutions», parce que, a-t-il fait remarquer également, « la diversité peut être vue différemment, selon les pays, en raison du poids de l’histoire, des particularités géographiques, sociologiques, culturelles, des sociétés en question.»
«Loin de nous de vouloir prescrire une solution toute faite et unique aux États. On a surtout voulu mettre l’accent, sensibiliser sur des problématiques, ensuite inciter les acteurs locaux à s’approprier certains outils que l’on présente dans ce rapport, à les décliner pour qu’ils puissent trouver des solutions à leurs problématiques spécifiques», a précisé M.Sampson.
Le Québec serait sur la bonne voie
Invité par l'Agence de presse «Média Mosaïque» à dire quelle lecture fait-il particulièrement de la situation au Québec, M.Sampson, qui, à titre comparatif, a évoqué la situation de certaines sociétés européennes, n'a pas hésité à attribuer une bonne note au Québec pour ses efforts en matière de diversité culturelle.
«Cette façon de rencontrer des communautés ou des individus d’origines très diverses, mais qui, à travers leur appartenance à la grande famille de la diversité de Montréal, se rencontrent, échangent, s’enrichissent aussi les uns les autres, est une très bonne chose. C’est vrai que, par rapport à des situations que l’on connaît dans certains pays d’Europe où l’accueil et l’intégration des communautés ou des individus se font de façon plus complexe, il y a un modèle d’accueil tout à fait intéressant ici au Québec», propos signés Frédéric Sampson.
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PHOTO MEDIAMOSAIQUE.Com ( Frédéric Sampson, le Coordinateur éditorial et de la recherche du Rapport mondial de l’UNESCO sur la diversité culturelle lors de son passage à Montréal à une rencontre organisée par l'organisme Vision Diversité)


















Commentaires
Sacré point de vue. Je contredis ce rapport, meme si j'admets que le Québec est bien différent de certaines sociétés européennes très fermées. Citer
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