
La Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM)* s’octroie un tel statut via «Cap sur le monde», un programme qui, depuis près de trois ans, fait le pont entre les immigrants qualifiés et les entreprises québécoises en pénurie de main d’œuvre.
Pour y parvenir, la CCMM œuvre à partir d’une liste d’immigrants qualifiés fournie par le ministère de l’Immigration et des communautés culturelles (MICC) et fait la distribution des personnes sélectionnées auprès de ses entreprises affiliées ayant adhéré au programme après avoir elles-mêmes communiqué leurs besoins à la Chambre.
Quid de ce programme?
«Cap sur le monde» est un programme de stage échelonné sur une période de dix (10) jours. Il s’agit d’une prise de contact directe en lien avec la formation du stagiaire par le biais duquel ce dernier décroche, dans la plupart des cas, une opportunité d’emploi inespérée.
Lancé en 2007, «Cap sur le monde» a déjà offert 500 stages grâce à la participation de 150 entreprises, a révélé Michel Leblanc, le président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain lors d’une entrevue que lui a accordée l’Agence de presse «Média Mosaïque».
«15% de ces stages se traduisent par un emploi immédiat. Le problème qui se répète le plus souvent, c’est que la plupart des gens qui viennent d’arriver ont les compétences, mais n’ont pas les contacts», a fait remarquer M. Leblanc dont le staff avait souhaité rencontrer «Média Mosaïque» dans le but d'alerter les gens dans les communautés culturelles.
Chômage élevé des immigrants : «ce n’est pas normal»
Le No 1 de la CCMM met la barre assez haut. Michel Leblanc estime que «ce n’est pas normal que le taux de chômage demeure systématiquement plus élevé par rapport à celui du reste de la population». Par le biais de ce programme, la CCMM tente de faire sa part dans le but de « réduire le taux de chômage inacceptable dans les communautés culturelles».
Leblanc pense que «c’est toujours plus difficile pour une PME, qui dispose de peu de bras en ressources humaines ou de réseaux, d’aller chercher des talents». Cependant, bien des efforts restent à faire quand on sait que près «95% des entreprises québécoises sont des PME», avait récemment évalué la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI), entendez par-là «50 employés et moins».
«C’est un programme de trois ans qui se terminerait théoriquement en 2010 et la CCMM ne voit pas pour quelle raison ce programme ne devrait pas se renouveler. Notre objectif à nous, c’est que sera un programme qui soit en place tout le temps que le besoin soit réel», a conclu le successeur d’Isabelle Hudon.
À venir: Un service de francisation gratuit aux personnels des entreprises montréalaises disponible à la CCMM
MEDIAMOSAIQUE.Com Articles reliés:
- «Transmettre à nos jeunes le désir d’être chef d’entreprise»
- CCMM: la femme qui avait «la meilleure job» à Montréal jette l'éponge
- Business : vers la mise sur pied d’un holding pour aller chercher des capitaux
- Au tour du REPAF de devenir «partenaire officiel» de «Média Mosaïque»
- La DG de CHAFRIC, fière des résultats de son partenariat avec «Média Mosaïque»
- L'autoentrepreneuriat bondit en France: un Français sur trois veut devenir son propre patron
- Affaires: la Fondation du maire, désormais plus accessible, plus généreuse
- Le Congrès maghrébin du Québec devient membre du RJCCQ
- Le SAJE multiplie les projets pour rejoindre la clientèle immigrante
- Dilemme d’immigrants en affaires: desservir le Québec ou la communauté d’origine?
- Le portrait de Montréal change et Desjardins s'adapte (AFFAIRES / DÉMOGRAPHIE)
- Ça y est… la récession est enfin terminée au Canada (CONFERENCE BOARD)
*La Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM) est fondée officiellement en janvier 1887 sous l'initiative de Joseph-Xavier Perrault.
PHOTO MEDIAMOSAIQUE.Com (Le président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, l'économiste Michel Leblanc en ses bureaux au centre-ville de Montréal)




















Commentaires
Flux RSS pour les commentaires de ce poste.