
L’élection d’un nouveau CA en avril dernier n’a pas dérogé à la quasi-norme sévissant au sein de la JCCH. Proactives dès le lancement de cette association, les jeunes professionnelles de la communauté haïtienne ont toujours la haute main sur les destinées dudit organisme.
Dans la brève histoire de la JCCH, qui vient de boucler ses cinq premières années d’existence, la tutelle féminine ne se borne pas uniquement à la présidence. Elle étend également ses tentacules sur la totalité ou presque des rouages d’influence de la direction.
À preuve, sur les douze postes à pourvoir au sein du conseil d’administration coiffé actuellement par Kerlande Mibel, huit sont occupés par des femmes, trois seulement reviennent aux hommes, l'autre est pour l’instant vacant. Où sont passés les hommes? Telle est la question!
À la décharge de l’institution, et contrairement à d’autres associations à but non lucratif ou similaires au sein desquelles les dirigeants demeurent quasiment inamovibles, la JCCH peut s’enorgueillir d’avoir conçu et fait respecter un catéchisme de gouvernance tout à fait démocratique, tient à faire remarquer l’Agence de presse «Média Mosaïque».
Une présidente (voyons! un président) est élu(e) pour un mandat d’un an. Idem pour tout le reste du CA qui doit également recevoir l'onction de la majorité des membres en règle de l'organisation. Ainsi, le message véhiculé à travers ce billet ne vise du tout pas à faire le procès des femmes, au contraire, la balle est plutôt dans le camp des hommes.
Ces derniers ont encore du chemin à faire. Ils n’ont pas non plus de reproches à faire aux femmes, vu que l’association se porte jusque-là à merveille. Aux hommes donc de s’impliquer et de prouver qu’ils ont surtout du leadership! Car, dit-on, «les femmes sont réputées mieux organisées que les hommes». Est-ce vrai?
D’autres diraient probablement qu’une démocratie qui fonctionne uniquement sur ses pieds féminins est une démocratie boiteuse. Mais, ce qui importe ici, c’est de faire avancer l’organisme dans la bonne direction, voilà pourquoi, nous disons à l'unisson: «bravo et bonne chance» à Kerlande et à toute son équipe!
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(Photo) Trois ex-présidentes de la Jeune chambre de commerce haïtienne (JCCH), respectivement, de gauche à droite, Farah St-Preux, Maudeleine Myrthil et Stéphanie Raymond-Bougie.



















Commentaires
Josué F. Citer
Claudia Citer
Cependant, je vous félicite d'avoir reconnu les valeurs de ces filles et d'avoir mis l'accent sur le côté démocratique de l'organisation. Très bel article! Citer
Au contraire! Moi, je trouve le papier assez équilibré. C'est une petite tape pour dire aux gars de s'impliquer davantage et un bravo aux jeunes femmes qui ont fait leur travail avec brio. Je suis ça tout en étant pas haïtienne mais assez proche de la JCCH et de cette communauté. Il faut un débat d'excellence dans les communautés ethniques et c'est pour ça je me sens bien en fréquentant ce portail ouvert à toutes les cultures. Citer
Je ne vois pas du tout de problème à ce qu'il y ait plus de femmes que d'hommes au sein du Conseil de la JCCH. Les jeunes femmes professionnelle s d'origine haïtienne sont majoritaires à la JCCH et plus nombreuses à se présenter à un poste électif. Je suis contente que vous ayez pris la peine d'indiquer au moins que c'est un processus démocratique qui conduit à l'élection de ces jeunes femmes. La porte n'est pas fermée aux jeunes hommes… il y en a trois.
Pour une fois que les femmes sont majoritairement représentées dans un CA, on ne va pas se plaindre. Au moins, nous n'avons pas attendu une loi de parité pour le faire. Je parie que si c'était l'inverse, vous n'auriez jamais produit un papier pointant du doigt le problème de sur-représentation des hommes. Pourtant c'est le cas de la majorité des associations haïtiennes.
Vous soulevez un faux problème. C'est tout. Citer
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