
L’Agence de presse «Média Mosaïque» a appris le décès d’Alexander Skalski, un survivant de la Deuxième Guerre mondiale. Le départ de ce martyr de l’histoire de l’humanité est survenu le 7 juillet 2009 à Montréal.
Issu d’une famille bourgeoise de Lvov, le valeureux soldat était un officier de réserve de l’armée polonaise. En 1939, le jeune aspirant Alexander Skalski fut fait prisonnier par l’armée soviétique.
Par miracle, il a échappé à l’exécution des officiers polonais par le KGB (service de renseignements soviétiques) agissant alors sous les ordres de Staline. Ensuite, il travailla dans une mine près de l’Oural, jusqu’à la formation de forces polonaises en ex-URSS.
Skalski fait partie de la première armée polonaise sous commandement soviétique qui empruntait la route vers l’Allemagne hitlérienne pour débarquer en Pologne. Arrivé sur place, l’officier Skalski fut grièvement blessé en portant secours à son ami. Après plusieurs mois d’hospitalisation, il revient à la vie civile.
Sollicitant sa collaboration, les forces d’occupation communistes lui ont proposé différents postes administratifs correspondant à son niveau académique. Alexander, fier de ses convictions et de ses origines, a toujours catégoriquement refusé les privilèges en espérant que ce régime ne durera pas. Il devient un simple chauffeur de taxi à Wroclaw (Breslau).
En 1969, il émigre au Canada avec sa famille en redevenant chauffeur de taxi. Un choix que lui a imposé sa vie d’immigrant dans nouvelle sa terre d’accueil, une tragédie pour cet homme instruit qui pourrait mettre ses compétences au profit de bien d'autres secteurs d'activités!
Doté de convictions inébranlables, de principes, de loyauté et d’intégrité, l'homme, dont la droiture exemplaire est reconnue de tous ceux qui l’ont côtoyé, laisse dans le deuil sa fille adorée, Viola Skalski, PHD.
Si le paradis existe, «shalom Alex au paradis, tu le mérites amplement!», tel est le vœu de la communauté polonaise à l’endroit d’Alexander Skalski, ce vaillant soldat qui doit servir de modèle aux générations futures.
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Photos: (en haut) Alexander Skalski, sous le poids de l'âge. (En bas), alors jeune officier de l'armée polonaise, M.Skalski (au centre) pose en compagnie de ses frères d'armes.




















Commentaires
J'espère que non. Je m'amuse trop à les écrire! :-) Citer
Vous m'amusez très bien en lisant vos commentaires, pourquoi devrait-on vous censurer? Citer
Illusion causée par le comportement de souris des communautés ethniques sur ce site.
Moi je me considère Canadien. Ce site est au Canada et donc me concerne directement. C'est chez-moi.
Si je dérange, alors suffit de fermer le forum ou me censurer. Mais alors je mettrai en ligne moi-même un site dans lequel je commenterai les articles de MMM et j'en ferai la promotion. Citer
Alors pourquoi est-il parti en 1969 ?
Les juifs qui se disaient Polonais sont resté. Gomulka avait bien spécifié (dans son discours) la différence entre les juifs sionistes (qui faisaient les troubles) , les juifs à double loyauté (Israel-Pologne) et les juifs loyaux à la Pologne (Polonais). Il ne ciblait que les sionistes.
La majorité des Polonais de confession juive sont resté.
Pour sortir, il fallait prouver et déclarer qu'on était pas et ne se considérait pas Polonais.
Alors, lorsqu'on le déclare "modèle de la communauté polonaise", mes amis Polonais ne la trouve pas drôle du tout. Citer
Vous aviez bien faire de répondre. Zinai Geba se comporte comme un éléphant dans un magasins sur ce site. Citer
Zinai Geba
Vous avez partiellement raison, mais M.Skalski n’avait pas de postes élevés dans l’administratio n, il fut un simple chauffeur de taxis. Ce qui prouve son allégeance non communiste. Soyez moins catégoriques la prochaine fois.
Merci
Zénon Mazur Citer
Votre "Shalom Alex" explique tout.
Il ne s'agit pas du KGB, mais du NKVD dont les têtes dirigeantes et officiers étaient juifs. C'est pourquoi Skalski a été épargné et au lieu d'être envoyé au gulag, s'est vu offert un travail. Il y a plus de chance qu'il faisait déjà partie des juifs communistes qui ont collaboré à l'invasion de l'Armée Rouge du côté de la partition soviétique et qui se sont vu remettre les hauts postes des villes polonaises conquises.
En 1969, il quitte la Pologne "soviétique" avec toute sa famille ? Soyons sérieux, là.
La seule vague d'exode de 1968 à 1969 (sous Gomułka) était c'elle des intellectuels juifs qui furent accusés de fommenter les émeutes dans les universités. Il fallait prouver qu'on était pas Polonais pour pouvoir émigrer. Citer
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