MONTRÉAL - «Ma vie à contre—Coran», un essai de 267 pages, cette Québécoise d'origine algérienne rejette les recommandations faites par les commissaires Bouchard/Taylor dans leur rapport autour de la question des «accommodements raisonnables».
Djemila Benhabib ne va pas avec le dos de la cuillère : «Charles Taylor et Gérard Bouchard n'ont rien compris au Québec d'aujourd'hui. Ils ont convoqué les gens pour les écouter, mais leurs conclusions n'en ont pas tenu compte; ils avaient tout décidé d'avance».
Selon La Presse, consultée par un journaliste de l’Agence de presse Médiamosaïque, qui en a fait état, le livre de Mme Benhabib, dont la publication est prévue cette semaine, est paru aux éditions VLB dans la collection Partis pris actuels.
Fonctionnaire fédérale, mère d'une petite fille de 3 ans, Djemila Benhabib raconte son enfance à Oran, en Algérie, la montée de l'islamisme à laquelle elle a assisté, les assassinats et les massacres qui ont suivi, ainsi que son exil, pour échapper aux islamistes qui lui pourrissaient la vie.
Parallèlement au récit de son enfance sur les bancs d'écoles d'une Algérie où certains professeurs l'obligeaient à réciter le Coran, elle décrit son malaise depuis son arrivée au Québec face aux demandes formulées par des groupes musulmans, demandes qu'elle qualifie d'islamistes et de «prosélytistes», écrit le journal.
La jeune femme range notamment dans cette catégorie la requête qu'ont faite des étudiants musulmans auprès de l'École de technologie supérieure de Montréal afin d'obtenir un local de prière en 2005, droit qui leur a été reconnu par la Commission des droits de la personne du Québec.
«Leur geste n'était pas anodin, il était politique», soutient Mme Benhabib, en notant que la montée de l'islamisme en Algérie a commencé avec des demandes semblables dans les universités. «Des hommes demandaient aux professeurs d'arrêter leurs cours afin qu'ils puissent prier. Il n'y a rien dans le Coran qui dit qu'on doit prier à des heures fixes», s'indigne-t-elle.
«Ces islamistes qui revendiquent benoîtement les auspices du respect de la religion et du droit à la différence, pervertissent l'idée de la démocratie. Qu'on se le tienne pour dit, il ne s'agit pas là de liberté individuelle, mais de prosélytisme, d'intégrisme, de fascisme vert. Car dès qu'une religion s'affiche ostensiblement dans la sphère publique, il y a confusion des genres», peut-on lire dans «Ma vie à contre-Coran».
En faveur de la laïcité à la française, qui interdit notamment aux fillettes le port du voile islamique dans les écoles publiques, Djemila Benhabib croit que les commissaires Bouchard et Taylor ont eu tort de conclure que la crise des accommodements raisonnables, qui a occupé l'avant-scène du débat public de l'automne 2006 au printemps 2008 au Québec, n'en était qu'une de perceptions. «Ils n'ont pas voulu relever le problème. Pendant ce temps, les groupes islamistes radicaux continuent d'exister à Montréal. Ils embrigadent», s'insurge-t-elle, sans pour autant nommer une organisation spécifique.
Les deux commissaires ne sont pas les seules cibles des critiques de celle qui a été, pendant quelques années, une collaboratrice du journal algérien Al-Watan. Parce qu'elle a défendu le droit des musulmanes à porter le voile, la présidente de la Fédération des femmes du Québec, Michèle Asselin, «a pris la responsabilité d'engager son organisation dans la voie de la compromission avec l'islamisme», écrit Mme Benhabib. Elle accuse la porte-parole de Québec solidaire, Françoise David, de la même faute, lit-on dans le quotidien montréalais.
MEDIAMOSAIQUE.COM Articles reliés:
- Islam et démocratie : Djemila persiste et signe à Toronto
- Bouchard et Taylor trop gentils envers l'Islam
- Soccer: l’Algérie bat l’Égypte, la police antiémeute débarque à St-Michel
- Ottawa punit la Fédération canado-arabe
- Les Maghrébins refusent de travailler au Québec
- Un Obama d’origine marocaine dans l’Illinois?
- Naima Mimoune: de la politique à la restauration
PHOTOTHÈQUE MÉDIAMOSAÏQUE/Cr La Presse (L'auteure du bouquin controversé "Ma vie à contre-Coran", la Québécoise d'origine algérienne, Djemila Benhabib )




















Commentaires
Que ces gens veuillent ou non, les Musulmans seront tôt ou tard une force motrice dans la société québécoise. Ils ont les compétences et la tenacité pour ça. Wait and see! Citer
Elles ont de plus, toutes trois, leurs cellules mafieuses.
Les deux dernières sont construites contre la première qui est construite contre toutes les autres.
Je n'ai nullement besoin d'elles pour me relier à Dieu. Citer
«Tu devrais aller voir un psy!» Au moins, admettez qu'il y a au Québec tout comme en Ontario des groupuscules islamistes extrémistes qui essayent de nous faire vivre comme à Djeddah, à Téhéran ou dans le Maghreb.
Ne nous imposez pas votre culture!
Voyez la réalité en face au lieu de vous ramasser avec de l'insulte facile!
La vérité blesse… Citer
Si les politiques étrangères occidentales lèsent souvent les Arabes et que cela met en colère beaucoup de gens, qu'on l'exprime alors clairement. La parole honnête qui nomme les faits informera petit à petit toute la planète et l'opinion publique se tournera massivement contre ces injustices. Il y a déjà des remous dans ce sens.
Il n'est pas stupide de nourrir la colère contre l'injustice avec une religion, puisque toutes les religions dignes de ce nom décrient l'injustice. Ce qui est tordu c'est de nourrir une religion avec la colère! En ce faisant, on la déforme! Ce n'est plus dieu qui parle quand la colère des hommes se glisse dans les idées et tord les mots pour satisfaire leurs besoins.
Mais tous les débiles qui suivent ces assassins et dictateurs se sont-ils jamais demandé quel serait ce dieu bizarre qui aurait besoin de l'aide de tueurs et de dictateurs pour atteindre ses objectifs sur terre? Citer
Bravo pour son courage de dénoncer une religion qui ne tolère aucune critique, et menace sans cesse de mort ses opposants. Et merci de venir dire aux Québécois qu'ils n'ont pas à avoir honte de refuser son prosélytisme malsain et rétrograde qui s'affiche par tant de petits drapeaux politiques que sont les voiles.
@Mohamed,
Si vous décidez d'adhérer à une idéologie religieuse haineuse et meurtrière, une idéologie qui demeure figée dans les sables du 7è siècle, c'est votre choix. Mais assumez ce choix et ne venez pas ensuite vous offusquer que des gens plus lucides que vous le dénoncent. Citer
J'adhère à 100% au récit de ce livre…C'est le récit sincère d'une personne intègre qui nous met en garde au péril de sa vie des dérives des islamistes…ce n'est pas rien.
Je vous conseil de lire aussi "MUSULMANE MAIS LIBRE" de Irshad Manji pour en savoir un peu plus sur la rocambolesque aventure de l'islam.
…et on n'a pas encore parlé des crimes d'honneur! Citer
Quel misère ! Citer
Flux RSS pour les commentaires de ce poste.